GUILAINE (Jean) dir., Le dolmen de Saint-Eugène : autopsie d’une sépulture collective néolithique. Archives d’Écologie Préhistorique, Toulouse, 405 p.

(ISBN : 9782358420266)

Le dolmen de Saint-Eugène (Laure-Minervois, Aude) est l’un des monuments mégalithiques les plus emblématiques et les plus connus du Sud de la France. Il fait partie du groupe des galeries allongées (ou « allées ») à tertre circulaire qui se développe du Minervois à la Catalogne. Partiellement fouillé entre 1924 et 1928, il a fait l’objet entre 1990 et 1994 de recherches élargies qui en ont révélé l’architecture complexe, la tombe s’insérant dans un grand tertre à quatre murs concentriques.
Cet ouvrage décrit l’ensemble des campagnes de fouilles et de restauration réalisées sur ce monument et présente une série d’études détaillées sur les mobiliers archéologiques qui en proviennent. Dix datations radiocarbone lui assignent une construction dans la seconde moitié du IVe millénaire mais une utilisation qui s’est poursuivie jusqu’aux débuts de l’Âge du bronze. Partiellement conservée, la documentation anthropologique est envisagée sous divers aspects : ostéologique, odontologique, paléopathologique, paléogénétique. Des chapitres de synthèse replacent le monument dans son contexte architectural et culturel de l’Ouest méditerranéen.

The dolmen of Saint-Eugène (Laure-Minervois, Aude) is one of the most emblematic and famous megalithic monuments in the southern part of France. It is part of the group of elongated galleries (or «alleys») with circular mounds that develop from the Minervois to Catalonia. Partially excavated between 1924 and 1928, it was the subject of extensive research between 1990 and 1994, which revealed its complex architecture, with the tomb inserted into a large mound with four concentric walls.
This book describes all the excavation and restoration campaigns carried out on this monument and presents a series of detailed studies on the archaeological artefacts that come from it. Ten radiocarbon dates assign it a construction in the second half of the 4th millennium but its use continued until the beginning of the Bronze Age. Partially preserved, the anthropological documentation is considered under various aspects: osteological, odontological, palaeopathological, palaeogenetic. Synthesis chapters place the monument in its architectural and cultural context of the Western Mediterranean.